mercredi 1 décembre 2010

Smallville - 8.08 - Bloodline


C’est bien fait pour moi, je ne regarderai plus jamais de Trailer ! Ou en tout cas, je me promets de tenir jusqu’au prochain épisode. Je ne sais pas très bien comment j’aurais réagi si je n’avais pas su pratiquement tout ce qui allait se passer mais j’ai trouvé cet épisode bien en dessous des deux précédents.

La zone fantôme et Kara dedans

J’aime bien la zone fantôme. Je trouve que l’atmosphère et les effets spéciaux retranscrivent bien l’impression de chaos et l’horreur de l’endroit. Mais j’avais trouvé le lieux assez angoissant en saison 6. Ici, à aucun moment un zonard ne s’en prend aux protagonistes. Le combat entre eux et Clark est même hors champ et ça se comprend puisqu’on a bien du mal à croire que Smallville sans ses pouvoirs parvient à les occuper tout ce temps (et même à les vaincre, si je ne m’abuse : pour quelle autre raison serait-il toujours en vie ?). Le retour de Kara, s’il peut faire plaisir, entraîne une sorte de lenteur et de prévisibilité dans l’intrigue. C’est curieux que ce personnage amène autant de lourdeur à la série. Est-ce l’actrice qui est mauvaise ou les scénaristes qui ne savent pas quoi faire d’elle ? Je ne sais pas, mais il me paraît évident que Kara n’a jamais eu vraiment sa place dans la série. D’ailleurs, tout ce qui se passe dans cet épisode aurait très bien pu avoir lieu sans elle.

Le fils du Général Zod

Je n’avais pas du tout aimé l’interprétation de Michael Rosembaum pour le Général Zod. Je l’avais juste trouvé pathétique et pas du tout effrayant. Erica Durance se débrouille bien mieux dans le rôle de sa femme. C’est bien simple, je ne voyais plus du tout Lois. D’accord, la nouvelle coupe lui donnait l’air plus vieux mais il y avait tout de même quelque chose qui la transformait radicalement. Je dirais presque qu’elle sauve l’épisode. <br>Ce n’est pas la révélation concernant Davis qui l’aurait fait. Sachant que Davis était un autre personnage en « D », je me suis interdit de faire des recherches sur ce personnage, histoire d’être surpris. Jusque-là, j’aimais bien l’idée d’une bête endormie qui semait le chaos lorsqu’elle se réveillait. Savoir qu’il est le bébé de Zod et qu’il est arrivé sur Terre accroché au vaisseau de Clark tue un peu le mystère. C’est aussi et surtout la manière dont c’est amené. J’aurais préféré que les révélations soient distillées au cours des épisodes suivant et pas toutes balancées d’un bloc sans aucune classe. La suite a intérêt à être prenante parce que cette semaine, tout était prévisible chez Davis.

Chloé, Tess et Oliver

Il se passe pas mal de choses avec eux mais je ne sais pas, ce n’était pas génial non plus. Contrairement à la semaine dernière, Chloé fait des choses attendues. Elle se met en danger pour ramener Clark et Kara et semble télécharger la connaissance kryptonnienne. Peut-être devient-elle comme Lionel Luthor : l’oracle de Jor-El. Je ne sais pas quoi en penser. D’un côté, l’histoire évolue dans un sens auquel je ne m’attendais pas, de l’autre, l’histoire de l’oracle, je crois qu’on l’a vue en long en large et en travers avec le vieux Luthor.

Tess se balade un peu partout dans l’épisode sans que sa présence change quoique ce soit à l’histoire. Qu’elle se fasse avoir par Chloé, Faora, Green Arrow ou Clark, elle a toujours l’air d’avoir une case de retard et c’est un peu agaçant. Surtout comparé à la semaine dernière où elle tirait les ficelles. Par contre, j’ai bien aimé qu’elle découvre plus ou moins que Clark était en arctique.

Quant à Oliver, je trouve son imitation de Lana et de sa manie de tomber dans les pommes en son temps très convaincante. Je trouve que c’est symptomatique de l’importance qu’ils donnent au personnage cette année. D’accord, la scène où il réveille Clark en lui faisant prendre conscience que Chloé a besoin d’aide n’était pas désagréable, mais enfin ils pourraient en faire un peu plus : une confrontation avec Lois n’aurait pas été de refus. Et ç’aurait été toujours mieux que cette facilité scénaristique aberrante : un cristal juste un peu sorti de nulle part. Ça et les hôpitaux déserts à l’intérieur comme à l’extérieur, ça faisait un peu beaucoup.

J’imagine qu’il ne faut pas trop attendre d’un épisode écrit par Caroline Dries. Surtout pas après deux épisodes signés par les showrunner. Ça allait tellement vite et c’était tellement bof que ça m’a rappelé la belle époque de la grève. 

Smallville - 8.07 - Identity


N’est pas Kelly et Brian qui veut. Mais malgré le niveau inférieur de cet épisode par rapport à celui de la semaine dernière, il reste dans la droite lignée de cette saison : très bon. Swimmer et Slavkin écrivent généralement des épisodes de bonne qualité mais pas vraiment mémorables. Celui de cette semaine tenait bien la route et il est rehaussé par un cliff qui m’a juste laissé sans voix et, je le confesse, les larmes aux yeux.

Tess la vilaine

A la recherche de son cristal, Lex 2.0 est prête à tout pour le récupérer. Pour une fois, le méchant de la semaine n’apparaît pas gratuitement. Toute l’intrigue de l’épisode provient de Tess. Soupçonnant Lois d’avoir volé le cristal, elle l’a fait attaquer par un nobody qui manque de tuer Lane et met en danger le secret de Clark. La preuve que Slavkin et Swimmer sont moins bon que leur collègue showrunner, c’est qu’ils écrivent des scènes un peu trop bête parfois. Lorsque Clark va sauver Lois, il se sent obligé de se retourner vers Jimmy en train de prendre une photo. J’ai même cru qu’il allait sourire à l’objectif. Ridicule ! Le reste de l’intrigue autour de Lois et du kryptomonstre était classique mais pas dénué d’intérêt. Le méchant avait un peu plus d’épaisseur que d’habitude et en le voyant discuter avec Tess, j’avais envie qu’il reste du bon côté. J’ai même douté qu’il ose tuer Lois. C’est dire si le personnage m’a convaincu. C’était assez intelligent de la part des deux scénaristes de ne pas rendre le méchant totalement stupide et antipathique, car on est d’autant plus horrifié par le geste de Chloé à la fin.

Chloé la vilaine

J’ai tout de suite senti que quelque chose n’allait pas dans cette scène : grâce aux gants noirs. Ils m’ont immédiatement fait penser à Lana et à l’époque où elle sombrait dans le côté obscur. D’ailleurs, j’ai trouvé que cette scène ressemblait à celle où Lana étouffait Lionel Luthor. Au départ, donc, je me suis dis que l’attitude de Chloé ne collait pas au personnage. Quand elle attrape le poignet du type et le transforme en légume, j’ai trouvé que cette noirceur sortait de nulle part. J’aurais bien imaginé Lana faire ça mais Chloé… Et puis le ralenti final m’a fait me rappeler d’une chose. C’est une kryptomonstre elle-aussi. J’ai alors compris que ce passage ne resterait pas isolé, qu’il marquait le début de la fin pour Chloé. Elle commence à changer. D’abord elle tue quelqu’un pour protéger le secret de Clark, mais bientôt, ce sera pour des raisons bien moins nobles et sur des gens bien moins mauvais. Elle avait ce petit air coupable, mais combien de temps encore avant qu’il ne disparaisse ? J’étais triste que Chloé sombre finalement après tout ce temps. Et en même temps, je suis content que Smallville devienne imprévisible.

Dites cheese !

Pendant tout l’épisode, j’ai cru que Jimmy allait finalement découvrir le secret de Clark. Après tous les écarts faits au mythe de Superman, ils ne sont plus à ça près. D’un côté, c’est dommage qu’il ne soit pas dans la confidence, de l’autre, pour une fois, j’étais finalement d’accord avec Clark. Il vaut mieux protéger Jimmy de ça. Il n’empêche que c’était très plaisant de le voir mettre tous les indices bout à bout. Le personnage est berné trop souvent et c’était très agréable de montrer, pour une fois, qu’il était capable de mener une enquête seul.

Bourré à bord

Oliver se complet dans l’alcool et les femmes depuis qu’il a appris qui avait tué ses parents. Si les conséquences de cette découverte semblent un peu en dehors de toute continuité avec ses passages en compagnie de Tess, je n’ai pu qu’apprécier que les scénaristes ne négligent pas la psychologie de leur personnage. Ils s’appliquent décidément beaucoup cette année. Par contre, la séquence avec le costume et la cape numérique était un peu grotesque. En même temps, il ne faudrait pas que Smallville devienne trop sérieuse.

Comme on est plus souvent à Metropolis qu’en rase campagne, le titre de la série pourrait ne plus avoir beaucoup de sens. Heureusement, grâce à Lois, « Smallville » ne renvoit plus à la capitale du maïs, mais bien à Clark lui-même. Sont forts ces scénaristes.

Smallville - 8.06 - Prey


Qui c’est les meilleurs ? C’est Kelly et Brian ! Je suis vraiment content parce que, cette semaine, il n’y a vraiment qu’à eux que je peux attribuer les compliments. Pas une réplique, pas un rebondissement, pas une idée ne peut être attribuée à quelqu’un d’autres. Parce qu’en plus d’êtes les meilleurs, Kelly et Brian sont aussi producteurs exécutifs et scénaristes de cet épisode. En résumé, ils ont la classe.

Meilleur épisode de la saison

Et ils ne sont pas les seuls et le premier à m’avoir surpris, c’est Sam Witwer. Je dois avouer que je n’ai jamais vraiment fait attention à lui ailleurs : que ce soit dans Angel, Dark Angel, ou Urgences, il est toujours passé inaperçu. Ça va être dur de parler sans spoilier mais en résumé, je n’étais pas sûr qu’il soit qualifié pour jouer le rôle pour lequel il a été engagé (pour l’instant, celui d’un tueur.) Mais il m’a bluffé dans cet épisode. Il alterne très bien la peur, le doute, la menace et le personnage de Davis apparaît comme l’un des plus intéressants de la série. Même Lionel Luthor qui excellait dans la case émotion multiples était un cran en dessous de la subtilité de Davis.

Si j’aime Kelly et Brian, c’est parce qu’ils m’offrent toujours ce que je veux et je me dis souvent que si j’étais aux commandes de smallville, je prendrais les mêmes décisions qu’eux (si on occulte la saison 7). Moi aussi, j’aurais plagié Rec si j’avais eu les moyens de le faire. Moi aussi, j’aurais mis un gamin en train de donner des coups de poing dans le vide. Tout ça était tellement drôle. Mais attention, on va croire que je me moque encore de la série et que je la prends au second degré : c’est un peu vrai, mais Kelly et Brian alternent toujours des moments où je me marre et des moments où je suis plongé dans l’épisode.

La confrontation finale m’a bien plus dans sa chrominance. J’avais presque l’impression de voir un pastiche de Sin City. Et j’en suis d’autant plus satisfait que je trouve la lumière un peu abominable cette année. J’ai l’impression qu’elle est plus brillante, plus soap qu’avant.

De l’utilisation d’un potentiel

L’épisode se sert également de nombreuses intrigues laissées en suspens. Et l’une de celle qui m’a le plus satisfait, c’est la Fondation Isis. Après un an d’existence, on assiste enfin à une mise en pratique de sa vraie fonction : aider des Kryptomonstres. J’ai bien aimé la scène de réunion de groupe. Pour une fois, la victime du pré-générique m’a convaincue, ce qui est très rare dans Smallville. Par ailleurs, la dualité entre Clark et Chloé était une très bonne idée. Kelly et Brian ont toujours su montrer leur héros sous un jour un peu moins brillant. Ce sont généralement dans leurs épisodes qu’il s’humanisait, prenait de l’épaisseur, commettait des erreurs… Et je les félicite pour ça aussi du coup.

Martian Manhunter revient en tant que flic de Metropolis. Même si je n’ai jamais aimé ce personnage, j’étais content qu’on ne le kelleyrise pas et qu’il ait toujours une importance dans la vie de Clark. Maintenant, je ne demande plus qu’une chose : qu’il soit tué par Davis.

Souders et Peterson (pour ne pas trop me répéter) ont aussi poursuivi l’arc romantique de Chloé et Davis. Par rapport aux révélations de la semaine dernière, j’ai trouvé ça plutôt bien négocié. Chloé est bien attirée par l’infirmier, mais elle aime Jimmy en priorité et malgré tout l’affection qu’elle porte à Davis, elle préfère prendre ses distances. Est-ce que j’ai dit que les personnages me paraissaient drôlement humains cette année ?

Ce qu’il y avait de bien aussi dans cet épisode, c’était qu’il se concentrait sur une seule intrigue. Rien qu’une. Pas de tension romantique entre Lois et Clark (ça ne manquait pas cette semaine parce que le reste était génial), pas de Tess Mercer Vs Oliver Queen… Bref, la fluidité de l’épisode faisait plaisir à voir.

Attendez voir, une fluidité dans les intrigues, des nouveaux intéressants qui jouent bien, des personnages humains, une série rythmée… Mais oui, je sais quelle série Smallville a surpassé !

Et oui chers lecteurs, c’est déclaré : Smallville est bien meilleure que Heroes. Ses personnages sont plus sympas, la série est moins prétentieuse, et vous avez beaucoup plus de chances de vous marrer que de vous faire chier. Alors plus la peine d’hésiter, si vous ne voulez plus entendre de voix-off indienne, ni voir des tortues dans des cages ou même des voyages dans le temps sous-titrés, Smallville est pour vous.

Smallville - 8.05 - Commited


Ma Kent l’avait pourtant bien dit : le mariage est un engagement sacré basé sur l’amour et la confiance. Ça ne doit pas être pris à la légère. Un fan d’Annette O’toole décide d’appliquer les dictions de la sénatrice et kidnappe des couples pour leur faire baver de la guimauve. Pas de bol, la guimauve, c’est pas ça qui manque à Smallville.

Pardon de t’avoir coupé la tête

Malgré le grotesque de l’intrigue de la semaine (mais grotesque et Smallville ne sont-ils pas des synonymes après tout ?), je suis toujours satisfait du développement du couple Jimmy/Chloé. Leur interrogatoire a permis de répondre à certaines question que je me posais, il faut bien l’admettre. D’un autre côté, je me demande si je n’aurais pas préféré rester dans le flou. Maintenant que l’on sait qu’ils s’aiment plus que la vie et plus que la mort et pour toujours et à jamais et que ce gros con de Clark ne fait plus parti de l’équation, qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir trouver à raconter, nos amis les scénaristes ? Ce serait bien qu’on découvre les parents de Jimmy. Il reste le fait que Chloé est un super ordi. Et il faudrait qu’on me dise ce qui est arrivé au père de Chloé. Elle agit comme s’il était mort. Or le deuxième épisode de la quatrième saison (oui, j’ai honte moi aussi) nous prouve que non. Alors pourquoi Clark devrait-il la conduire à l’autel ? Elle peut pas y aller toute seule, comme une Lana ?

T’es en kiffe sur l’autre ou pas ?

Je trouve juste que c’est pas marrant de ne pas avoir laissé Clark répondre à la question. Quitte à ce qu’elle demeure en suspens, j’aurais préféré que les deux restent sur un pied d’égalité. La scène où Lois dit « oui » était assez bien jouée (du côté de Durrance hein, pas du côté de l’autre bouseux qui fait « ah j’ai mal « avant que l’électricité n’arrive). D’aileurs, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que Welling joue plus mal que d’habitude. Avant, il était assez inexpressif. Maintenant, il se force à faire des petites mimiques. C’est comme s’il en avait vraiment marre de ce rôle. En même temps, ça peut se comprendre. On voit bien qu’il ne s’éclate que lorsque Clark est différent : kryptonnite rouge, film en noir et blanc… Sinon, ils peuvent arrêter de donner des échasses à Lois pour qu’elle fasse la même taille que Clark dans l’ascenseur, c’est assez moche.

Le manoir du sexe

La semaine dernière, je pensais qu’Oliver/Tess serait un couple assez fun. Bah en fait, non. Leur histoire est vraiment nulle : Oliver invite Mercy à dîner. Mercy se bat avec Oliver parce qu’il a couché avec la serveuse. Oliver s’insurge, c’était une hôtesse. Mercy est bonne. Oliver couche avec Mercy. Mercy ne trouve pas ça romantique. Oliver lui offre un bijoux. Mercy trouve ça encore moins romantique. Mais qu’est-ce qui lui est arrivé ? Elle a grandi. J’imagine qu’il fallait bien montrer un torse cette semaine. Et généralement, il faut aussi écrire une intrigue autour de ce torse pour qu’on y croit un peu. Puisque Liledelost n’était pas disponible cette semaine, on a pris le manoir. La meilleure scène d’Oliver, c’était celle de la bijouterie, bref celle qui n’avait rien à voir avec cette intrigue vraiment prévisible. D’ailleurs, je trouve qu’il n’y a aucune alchimie entre les deux acteurs. Pourtant, je ne suis pas exigeant en matière d’alchimie : faites-moi changer une ampoule par Davis et Chloé et je trouve ça crédible. Donc là, ce doit être vraiment mauvais.

Smallville continue dans sa légèreté habituelle tout en restant concentrée sur ses personnages. Si elle nous épargnait les intrigues parallèles où Tess Mercer est censée devenir plus humaine, je n’aurais aucun reproche à lui faire là-dessus.

Smallville - 8.04 - Instinct


C’est officiel, Kelly et Brian (et les deux autres là) sont de bien meilleurs showrunner que Gough et Millar. Je me surprends moi-même à devenir adepte du Clois et suporter du Chlimmy. Par contre, les rumeurs sur la revue à la baisse de l’argent investi dans les effets spéciaux semble vraie : qu’est-ce que c’est que ce cristal de merde qui brille même plus ?

Maxima, bombasse de l’espace

Cette semaine, c’est Clark qui montre son torse. Enfin pas trop. Après Aquaman et Green Arrow, les poignées d’amour de Welling risquaient de faire pâle figure. Donc il garde quand même sa chemise. Sinon, la fille pour laquelle il perd ses boutons (eh oui, ce n’est pas encore pour Davis ni Oliver mais ne vous inquiétez pas, comme d’habitude, il ne parvient pas à coucher avec elle) se balade un peu partout et donne la réplique à la moitié du casting. Dans une scène hilarante, elle jarte Tess parce qu’elle n’aime pas sa tête et Tess se prend un vase. Je ne sais pas pourquoi, mais le détail du vase fait toute la différence. Du côté de Lois et Clark, elle explicite les sentiments des deux personnages. J’aurais pu râler si ç’avait supprimé des scènes où les sous-entendus et les jeux de regards primaient sur le dialogue. Mais comme ce n’est pas le cas, je suis satisfait de cette intrigue qui se conclut très bizarrement. Quand au juste Clark a-t-il compris comment renvoyer Maxima dans son trou ?

La Lettre

J’aurais pu trouver cette histoire de lettre sortie de nulle part franchement limite, mais j’ai réussi à croire aux problèmes entre Jimmy et Chloé. Il ne lui fait pas une scène mais il lui confie juste ses doutes à pouvoir rivaliser avec l’amour qu’elle portait (porte ?) pour Clark. Un amour de lycée, c’est toujours quelque chose de fort. Chloé a grandi. Elle ne dit plus toutes ces choses à Jimmy parce qu’elle se sentirait ridicule. Pourtant, c’est assez pour le faire douter. J’aurais été fâché que Chloé lui reproche son baiser avec Maxima. Là j’aurais trouvé l’intrigue parachuté. Mais cette histoire de lettre (d’autant qu’il s’agit d’une lettre que Chloé a vraiment lu lors de la saison 2) rend ce couple bien plus humain qu’une bombe dans un ascenseur à noël.

Les chroniques de Tess Mercer

Il arrive des choses étranges à Lex 2.0. Tout d’abord, Oliver lui envoie une robe. Je n’avais pas remarqué qu’ils avaient décidé de se tourner autour au dernier épisode. J’ai du louper une réplique. Je ne m’attendais pas à ça, mais s’ils décident d’en faire un couple, ça promet d’être intéressant. Une sorte de Lex/Lana inversé mais bien plus fun puisqu’Oliver n’a pas grand chose en commun avec celle-qui-ne-tombe-pas-enceinte. Mais outre cette robe verte d’un goût douteux, Tess se fait également piquer son cristal moche par X ; OH OH , mais qui est X ? Une seule chose : que ce ne soit pas Davis. Je suis tellement sûr qu’il s’agit de Davis que toute autre personne me surprendra. Au passage, le retour du docteur Grohl que Lana avait fait chanter en saison 6 était le bienvenu. Les scénaristes s’attachent décidément à créer des ponts entre les saisons. Et pour l’instant, ça marche mieux que Veritas.

Un épisode dans la lignée de cette saison. L’an dernier, à la même époque, ça commençait déjà à s’essouffler. Cette année, comme ils se concentrent plus sur leurs personnages, qu’ils les font interagir les uns avec les autres, ça fonctionne. L’an dernier, il avait fallu quinze épisodes à Chloé pour tomber sur Lionel.

Smallville - 8.03 - Toxic


Il s’avère que le réchauffement de la planète est une autre excuse pour enlever ses vêtements. C’est la première réplique de l’épisode et elle le résume très bien.

Pour comprendre comment on en arrive là, retour à la cafétéria des scénaristes en juillet 2008.
Caroline : Salut Kelly, quoi de neuf ?
Kelly : Ton licenciement, si tu continues de m’appeler Kelly. Etre productrice exécutive, ça implique qu’on m’appelle Mme Souders maintenant. Pigé ?
Caroline : Moi j’ai passé de super vacances avec Justin. Ce qu’il a un beau torse !
Kelly : On l’a engagé pour qu’il le montre. D’ailleurs, c’est toi qui dois te charger du prochain épisode. On va commencer à en parler ce matin. Tu as des idées ?
Caroline : On pourrait toujours mettre une bombe pour que…
Kelly (jetant son café bouillant à la figure de Caroline) : Tiens, ça t’apprendra à dire des conneries.
Caroline : C’est chaud ! Comme le torse de Justin. Moi je voudrais pouvoir le montrer pendant tout l’épisode.
Kelly : C’est faisable. Tu peux développer ? Et essuies-toi, tu dégoulines sur la moquette !
Caroline : Ah zut. Eh bien j’ai rattrapé mon retard sur la dernière saison de Lost.
Kelly : Tes goûts télévisuels me dépriment un peu plus chaque jour.
Caroline : Non mais je regarde juste pour les reviews de Ju.
Kelly : Ah tu me rassures. Oui et donc ? Quel est le rapport entre cette pauvre série et notre show ?
Caroline : Eh bien j’aimerai parler d’une histoire sur un île, avec Justin torse nu tout le temps et des flash-back inutiles. Oh et aussi que des noirs meurent bêtement, comme dans Lost !
Kelly : A propos de noirs qui meurent, tu as regardé the Wire comme je te l’avais demandé pour améliorer ton style ?
Caroline : Oh ouais. C’était trop nul, il se passait rien et puis j’ai rien compris. Sûrement la pire série au monde.
Kelly : Voilà, c’est ce que je voulais vérifier.
Brian : Salut les filles. Mais Caroline, qu’est-ce qui s’est passé ?
Kelly : Son café a glissé. Est-ce que tu as réussi à engager ces modèles hyper musclés pour qu’on les mette en figurants pendant tout l’épisode ?
Brian : Oui c’est fait.
Kelly : Caroline, je t’ai dit d’aller te nettoyer. Viens Brian, on va discuter du prochain épisode dans la salle des scénaristes. J’ai eu l’idée de le faire se dérouler sur une île lors de flash-back qui…

Un effort est fait
Au delà de la crétinerie habituelle de la série, j’ai quand même remarqué qu’un effort était fait une fois encore pour ne pas négliger les relations entre les personnages. Moi qui étais persuadé que Clark avait révélé à Oliver depuis des lustres que Lionel avait fait tuer ses parents, j’ai été agréablement surpris d’assister à la scène où Oliver découvre la vérité. Les scénaristes s’adressent vraiment aux fans et semblent de nouveau maîtriser leur show. Par exemple, la plaque d’immatriculation de Tess est NoMercy. C’est la leçon qu’enseignait Lionel à son employé dans un épisode de la saison 5. S’il s’avère plus tard que Tess est arrivée à la tête de Luthorcorp grâce à Lionel, je serai alors certain que cette plaque n’était pas là par hasard.

Smallville - 8.02 - Plastique


J’aime bien la nouvelle dynamique de ce début de saison. Et si la série m’avait épargné son freak of the week, j’aurais pu dire qu’elle a comblé toutes mes attentes.

Les histoires d’amour

Ce thème était assez mis de côté l’an dernier avec Kara et tous les rebondissements qu’elle a amené. Les scénaristes s’intéressaient plus à l’action qu’à leur personnage. Il en ressortait un détachement progressif qui m’avait amené à me moquer du sort de Lana alors qu’elle avait été mon personnage favoris en saison 6. Apparemment, les scénaristes reviennent sur leur pas avec ce début de saison où tout le cast est attiré par… tout le cast. Ça en donne des choses intéressantes. Lois par Clark. Clark par Tess. Tess par Clark. Clark par Davis (qui oserait le nier après cette super scène où, juste après l’avoir vu, il fonce vers lui avec un bouquet de fleur ?). Davis par Chloé. Bref, ça se croise et se recroise. Si on n’était pas sur la CW, j’aurais peur de voir tout ça finir en orgie. Cela dit, ça ne nous a pas évité cette scène (transcendante de mystère hein) où Sam Witwer fait une crise d’asthme nu dans la rue (avec les sourcils très froncés d’ailleurs) avant de faire bouh à la caméra et de conclure sur une musique surexcitée. Pour en revenir au fait que tout le monde a envie de tout le monde, ça donne une dynamique intéressante qui m’a laissé croire, pendant les dix premières minutes, qu’il n’y aurait pas de monstre de la semaine. Je croyais que la série pouvait à présent gérer un épisode sans user de ce ressort. Je me trompais.

Loliloul

Non contents de nous introduire une vilaine petite sœur de Lana (franchement, ils n’ont pas pu la caster sans se rendre compte de la ressemblance), Don et Holly, les scénaristes qui ont commis le final de l’an dernier, nous servent une scène digne des anges du bonheur. La Folle vient d’essayer de tuer Chloé en grondant « Au-revoir Chloé ». Trois secondes plus tard, juste à côté d’une pancarte « Côte d’Azur » (image subliminale capitale dans l’analyse de la séquence hein), Clark raisonne la clone de Lana qui elle-même explique qu’elle a juste peur qu’on l’a juge. Mais Clark est quelqu’un d’aimant. Il sait qu’elle regrette ce qu’elle a fait. Il lui dit qu’elle n’a pas à avoir peur auprès de lui. Quelque part dans le ciel, Jonathan Kent est fier de son fiston.

En vrac

La semaine dernière, je me plaignais du piètre jeu d’actrice de Cassidy Freeman. C’est vrai qu’elle plaque son jeu sur celui de Michael Rosenbaum. A chacune de ses scènes, on imagine Lex à sa place. Mais j’ai décidé de penser que c’était intentionnel de la part des scénaristes. Après toutes ses années, ils vont enfin pouvoir exploiter la tension sexuelle entre Clark et Lex sans être emmerdés par la CW. Bien joué les gars ! Vive Cassidy ! Par contre, je ne supporte pas la blonde qui parle pour le spectateur retardé, celle qui donne le plus souvent la réplique à Tess.

C’est dingue combien Lex et Lana ne manquent pas cette année. Je me réjouis par ailleurs de voir Lois tomber amoureuse de Clark. Je trouve que c’est plutôt bien amené. Ils ne la font pas changer d’attitude envers « Smallville » mais elle a quelques petits regards, quelques sourires. Ils arrivent à être un peu subtile ! Je n’en reviens pas.

On n’a pas vraiment reparlé du fait que Brainiac, lors de l’immonde final, avait modifié le pouvoir de chloé, la transformant en ordinateur sur patte et la privant du même coup de son pouvoir de guérison. Je suis un peu déçu que son premier pouvoir n’ait pas été un peu plus développé. Je veux bien mettre ça sur le compte de la grève. J’espère qu’ils ne referont pas la même erreur cette année. Ils doivent expliquer comment tout ça fonctionne, si c’est dangereux, donner une cohérence à l’ensemble, même si elle est improvisée. Après le V de Veritas sur les carreaux, ils peuvent tout tenter.

Même si j’ai été surpris par la vilaineté de Lana2.0, l’histoire était peu palpitante et sombrait par moment de le pire des mélo. Quitte à lancer des kryptomonstres évadés 33.1 2.0, qu’ils en fassent des psychopathes effrayants et silencieux. Par des cruches aux mèches bleus et aux coup d’œil tartinés de rimmel.